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Types de traitements

Le traitement par autoclave : Les produits actuels de préservation sont, pour les applications qui nous concernent, souvent à base de sels hydrosolubles et pratiqués par cette technique qui consiste à créer dans des tunnels des cycles de vide et pression pour faire pénétrer le produit de traitement dans le bois sur une épaisseur plus ou moins importante en fonction de la concentration des dits produits.
Une certification existe pour les produits, pour les centres de traitements et pour les produits traités ( CTB B+), le contrôle reste possible après imprégnation. Le but de ce traitement et d'augmenter la durabilité d'essences généralement peu chères, imprégnables, pour un coût final acceptable. L'esthétique d'ensemble est plutôt agréable, la patine s'installe assez rapidement, la couleur après traitement s'estompant pour laisser place à une teinte brun bois à bois naturel.
Les essences généralement traitées sont le sapin ou les bois blancs du Nord en classe 3, les pins pourront atteindre la classe 4, doit-on encore préciser que traiter le mélèze ne servira pas à changer de classe, il n'accepte pas le traitement en classe 4, par contre un traitement servira au Douglas qui sera chargé d'aubier pour faire passer cette partie en classe 3. 
  
Nous n'avons pas à ce jour les éléments de comparaison des différents produits mis sur le marché, dans tous les cas ils sont beaucoup moins toxiques que ceux utilisés il y quelques années. Sous toutes réserves, ces derniers, du fait des agents fixateurs du cuivre qu'ils contenaient ( chrome, arsenic), avaient peut être aussi une tenue dans le temps supèrieure, il faut tout de même considérer qu'une durabilité acceptable et surtout escomptée pour un bardage, par exemple, est d'au moins 20 à 25 ans.

Le traitement par haute température : 

Certaines techniques de traitement par haute température, comme le traitement par rétification, permettent, non seulement de valoriser des essences françaises, locales, comme le peuplier, le sapin, le pin sylvestre, le hêtre en les faisant passer d'une durabilité nulle à moyenne à une durabilité réelle minimale en classe 3. La technique est la montée en température pour un maintien pendant quelques minutes aux environs de 250°, condition impérative pour donner une véritable durabilité vis à vis des insectes. Cette chauffe est réalisée sous atmosphère contrôlée et le refroidissement par pulvérisation d'eau. L'augmentation de la stabilité dimensionnelle conférée est indéniable, néanmoins elle sera variable en fonction des essences; la fragilité du bois sera une autre des conséquences de ce traitement, il faudra adapter l'usage, l'ensemble contribue ainsi à une meilleure gestion en terme de développement durable. La couleur donnée n'est pas stable dans le temps, le bois s'éclaircit rapidement, la patine grise s'installe assez vite, le champignon du bleuissement n'est pas évité, sans pour autant rendre le bois impropre à son utilisation.
 
L'Oléothermie :

Cette technique n'est pas, sauf erreur de notre part, un traitement qui va confèrer de la durabilité, sauf "peut être" pour l'aubier encore fréquemment présent sur une essence comme le Douglas, par exemple. Elle trouve donc son application sur des essences durables avec un % d'aubier le plus faible possible, ce sera le cas de certains résineux, le Douglas, le pin sylvestre ou le pin maritime, mais aussi pour certains feuillus comme le chêne et le châtaignier. Techniquement, dans un même bac, les bois sont baignés par des huiles en 2 étapes, un passage d'huile chauffée à 120° environ qui vaporise l'eau résiduelle, après vidange, un autre passage d'huile à 80°, phase dite "de refroidissement", ou le bois absorbera l'huile en profondeur, vient ensuite une phase de séchage.
Les avantages sont nombreux, le bois devient hydrophobe, on aura donc une préservation de la durabilité, une augmentation de la stabilité, le maintien des caractéristiques mécaniques, un ralentissement du grisaillement pour un temps et de ce fait une meilleure persistance de la couleur naturelle, par ailleurs l'huile va bloquer les tanins du chêne et du châtaignier. L'huile de lin est généralement utilisée par ce procédé.  


 


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